La Tour d’Arundel veille depuis des siècles à l’entrée du port des Sables-d’Olonne.

ORIGINE ET SURVEILLANCE

Vestige du château de la Chaume, également connu sous le nom de château Saint-Clair, elle s’inscrit dans une histoire défensive remontant à la fin du XVe siècle. Située à un point stratégique, elle permettait de surveiller l’accès maritime et de protéger l’entrée du port.

MUTATION ET SIGNAL

Au fil du temps, la tour a connu plusieurs transformations. Démantelée à la fin du XVIIe siècle, elle est progressivement réinvestie dans une fonction de signalisation. Elle devient alors un amer, puis un phare, accompagnant l’évolution des dispositifs de navigation et des besoins maritimes.

NOM ET ÉNIGME

Avant l’apparition du nom « Tour d’Arundel », le site était désigné sous différentes appellations, notamment liées au « feu de la Chaume ». L’origine du nom actuel demeure incertaine et semble s’inscrire dans une évolution toponymique plus tardive, encore partiellement énigmatique.

MÉMOIRE ET CONSTRUCTION

À travers des archives familiales réalisées au format 6×9 au milieu du XXe siècle, je prolonge cette relation entre construction et image. Le geste de bâtir et celui de photographier se rejoignent : tous deux structurent un espace, organisent la lumière et fixent une présence.

PERSISTANCE

La Tour d’Arundel ne se limite pas à son histoire. Elle demeure un point de convergence entre mémoire, perception et expérience sensible.

 INFORMATION TECHNIQUE 

D’un point de vue technique, la tour se distingue par son feu situé à une hauteur focale de 33 mètres. Bien que l’édifice comporte 123 marches menant à son sommet, l’accès intérieur reste exceptionnellement fermé au public. La visite n’est en effet autorisée que lors d’ouvertures ponctuelles, organisées conjointement par le service des Phares et Balises et la commune des Sables-d’Olonne, notamment lors d’événements patrimoniaux comme les Journées du Patrimoine.

LA LUMIÈRE

La lentille de Fresnel transforme la lumière en structure. Elle capte, comprime puis redistribue le faisceau en une organisation visible. La photographie révèle ainsi une lumière stratifiée, presque tangible. Le phare n’éclaire pas seulement : il met en forme le réel.

Le mystère du nom « Arundel »

Le nom « Arundel », apparu plus tardivement, renvoie probablement à une origine anglaise. Il correspond à une ville du Sussex ainsi qu’à un ancien titre de noblesse britannique, en lien avec l’histoire maritime.

Sans preuve formelle de son attribution, ce nom pourrait témoigner des relations anciennes entre les côtes françaises et anglaises. Il conserve ainsi une part d’énigme, inscrite dans la mémoire du littoral.

📚 Sources et crédits iconographiques

Photographies contemporaines : François Hardel
Archives familiales : Collection Hardel (1950–1990)
Documents historiques : Archives municipales des Sables d’Olonne
Archives départementales de la Vendée