Mon Blog
Autour de l’l’éclipse lunaire de la « Lune de sang »
l y a des moments où la photographie cesse d’être une simple représentation pour devenir une expérience physique du monde. L’éclipse de lune appartient à ces instants rares, où la lumière se retire sans disparaître, laissant au regard le temps de comprendre ce qu’il voit.
Cette image a été réalisée en photographie argentique, dans une économie de moyens volontaire, fidèle à une pratique où chaque prise de vue engage un choix, une attente, une responsabilité. Ici, aucun calcul numérique, aucun empilement d’images : seulement la rencontre directe entre le photon et le grain d’argent, entre un phénomène cosmique et une surface sensible.
La lune, partiellement occultée par l’ombre de la Terre, apparaît comme une forme suspendue, presque abstraite. Elle n’est plus seulement un astre, mais un volume lumineux, un corps qui traverse l’image. Le halo, les imperfections, le grain visible ne sont pas des défauts : ils sont la preuve matérielle du réel, l’empreinte du temps et de la distance.
Photographier une éclipse, c’est accepter de travailler avec ce qui échappe. Le ciel impose son rythme, la lumière dicte ses lois, et le photographe devient un opérateur attentif plutôt qu’un contrôleur.
Ce travail s’inscrit dans une recherche plus large autour des phénomènes lumineux, des seuils de visibilité et de la capacité de la photographie argentique à rendre perceptible ce qui, souvent, ne fait que passer. L’image n’explique pas l’éclipse : elle en conserve la trace. Elle demeure une mémoire visuelle silencieuse, ouverte, fragile, offerte au regard.
Napperons Photogrammes par contact
Cette série de six photogrammes est réalisée à partir de napperons textiles anciens, déposés directement sur papier photographique argentique.Il n’y a ici ni appareil, ni objectif, ni point de vue au sens classique du terme.Le textile est simplement posé, à plat, dans...
Construire une maison, construire une mémoire : archives 6×9
Découvrir l’art d’éditer nos mémoire.Ensemble, nous donnons corps à l’héritage.Ensemble, nous faisons exister ce qui aurait pu disparaître.Découvrir l’art d’éditer nos mémoire.Ensemble, nous donnons corps à l’héritage.Ensemble, nous faisons exister ce qui aurait pu...
H₂O – Étude photoluminescente
L’eau imprimée, la matière révélée.AEC Innovation a accompagné la création de cette forme moléculaire, entre art et ingénierie.Ensemble, nous avons donné corps à la lumière.
Argentique : l’art lent de la révélation
Authenticité et paternité des images d’archives à l’ère de l’intelligence artificielle
Le portrait à la chambre 9 x 12 : une école d’authenticité
Le portrait à la chambre, au format 9x12, traverse le temps depuis le début du XXᵉ siècle.Ce format classique, largement utilisé par les photographes de studio et de reportage, reste aujourd’hui une école de rigueur et d’authenticité. Le 9x12 ne s’est pas limité aux...
Quand l’Architecture Reste en Suspens
Zlín : Une Ville Bâtie sur l’Idéal Moderniste Zlín n’est pas une ville ordinaire ; c’est un laboratoire moderniste, un espace urbain planifié sous l’impulsion de Tomáš Baťa, industriel visionnaire et fondateur de l’empire mondial de la chaussure. Dès les années 1920,...
Paysages maritimes dans la lanterne de Cordouan
Photographies argentiques, 13x18 cm – Été 2007 Vue prise depuis la lanterne du phare de Cordouan. Tirage argentique 13x18 cm altéré par l’oxydation naturelle. À l’été 2007, j’ai eu l’occasion de réaliser une série de photographies argentiques depuis un lieu...
Les archives privées dans l’objectif d’Henri Hardel
Un héritage visuel redécouvert Le déménagement de mon grand-père aux Sables-d’Olonne m’a fait prendre conscience de l'importance de la mémoire familiale et de la place centrale qu’y occupent les photographies d’Henry Hardel. En déballant et numérisant ses bobines...









