Photographie & architecture
Maisons Baťa à Zlín
Cette page présente une série photographique consacrée aux maisons Baťa de la ville de Zlín, située en Moravie, en République tchèque.
Construites entre les années 1920 et 1930, ces architectures modernistes en briques rouges s’inscrivent dans un vaste projet industriel, urbain et social porté par l’entreprise Baťa. Elles incarnent une conception rationnelle et fonctionnelle de l’habitat individuel, pensée à l’échelle du quotidien, du travail et du territoire. Réalisées entre 2008 et 2009, ces photographies explorent la relation entre lumière naturelle, climat et perception architecturale, dans des conditions ordinaires comme hivernales. La série s’attache à observer comment ces volumes sobres, répétitifs et mesurés réagissent aux variations de lumière, aux saisons et aux usages.
À Zlín, l’architecture s’avance sans emphase. Des volumes cubiques, construits en brique, s’inscrivent dans le paysage avec une rigueur calme.
Ni décoratives, ni monumentales, ces maisons issues du programme Baťa affirment une modernité de la mesure, où l’architecture devient un cadre de vie avant d’être un signe.
Cette série photographique propose ainsi une lecture sensible de l’architecture moderniste d’Europe centrale, envisagée comme une expérience lumineuse et habitée, inscrite dans un contexte historique précis et toujours lisible aujourd’hui.
Approche photographique
Les photographies ont été réalisées en 2008–2009, en argentique, au format carré, dans une démarche d’observation à hauteur d’homme.
Il ne s’agit pas de documenter un style architectural, mais de rendre visible la manière dont la lumière structure l’espace domestique et dialogue avec le paysage environnant.
La végétation, les ombres portées et les éléments du quotidien participent pleinement à la lecture des volumes, inscrivant ces architectures dans une temporalité vécue.
Photographies réalisées en 2007
Les maisons Baťa sous la neige
Une seconde série, réalisée en conditions hivernales, montre ces mêmes maisons sous la neige.
La blancheur du sol agit comme un plan de diffusion lumineux, simplifiant les formes et accentuant les contrastes.
La lumière hivernale, plus basse et plus diffuse, ralentit le regard et met en évidence la rigueur constructive de ces architectures.
La neige ne recouvre pas l’architecture : elle la clarifie.
Photographies réalisées en 2009
Patrimoine maritime — architectures de phares
Le phare de Cordouan
Les phares ne sont pas seulement des signaux destinés à la navigation.
Ils structurent les paysages maritimes, marquent des territoires côtiers et deviennent des repères visuels durables pour le regard.
Situé à l’embouchure de l’estuaire de la Gironde, au large des côtes de la Nouvelle-Aquitaine, le Phare de Cordouan occupe une place singulière dans l’histoire de l’architecture maritime. Construit entre la fin du XVIᵉ et le début du XVIIᵉ siècle, il est à la fois monument, dispositif optique et paysage habité.
Cette série photographique explore la lumière naturelle et artificielle comme matériau de composition. Elle observe la manière dont la lumière circule dans l’architecture, se réfléchit sur la pierre, traverse les dispositifs optiques et transforme la perception du lieu au fil des heures, des marées et des saisons.
À Cordouan, la lumière n’est jamais décorative. Elle est fonctionnelle, mesurée, construite. Elle articule l’espace, révèle les volumes et inscrit l’architecture dans un temps long, où usage, technique et perception demeurent indissociables.
La série propose ainsi une lecture sensible du phare comme objet architectural actif, où la photographie devient un outil d’observation des relations entre lumière, territoire et mémoire maritime.
Photographies réalisées en 2007
PHARE DES BARGES
Signal lumineux et optique depuis 1884 s’inscrit dans une géographie côtière plus discrète, mais tout aussi structurante.
Son rôle de signal lumineux participe à l’organisation visuelle du littoral.
Sur ce littoral océanique la photographie s’attache ici aux relations entre bâti, lumière et paysage, en observant les variations lumineuses selon les conditions météorologiques et les heures du jour.
Photographies réalisées en 2021
PHARE D'AIGUILLON
Implanté dans un contexte estuarien, le phare de l’Aiguillon marque une frontière entre terre et mer.
Sa lumière agit comme un point fixe dans un paysage en mouvement, il s’agit d’une des plus ancienne lentilles de phares installé sur les côtes de france.
Sur ce littoral océanique la photographie s’attache ici aux relations entre bâti, lumière et paysage, en observant les variations lumineuses selon les conditions météorologiques et les heures du jour. Les images interrogent l’architecture face aux flux naturels, et la manière dont la lumière inscrit le phare dans une mémoire territoriale.
Photographies réalisées en 2004
© OpenStreetMap contributors
Démarche photographique
Ces travaux s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la mémoire des lieux, la transmission et la durabilité des architectures.
Photographier ces espaces revient à documenter des formes de pensée construites, des manières d’habiter et d’orienter le monde à travers la lumière.
Ma pratique photographique s’inscrit dans une approche de recherche, attentive aux conditions de production de l’image.
La lumière n’est pas considérée comme un simple moyen d’éclairage, mais comme un élément structurant de l’architecture et du regard.
Passionné par la mer et ses témoins intemporels, François Hardel consacre son travail photographique à la mise en lumière du patrimoine maritime : phares, bateaux et paysages côtiers. Ses images captent la beauté brute de ces monuments façonnés par le vent, le sel et le courage des hommes, tout en sensibilisant à leur fragilité et à l’urgence de leur préservation.
À travers cette collection, découvrez des lieux emblématiques comme le phare du Créac’h ou celui des Barges, mais aussi des navires et épaves qui portent la mémoire de notre histoire maritime. Son engagement est aussi un appel : préserver ces repères uniques pour les générations futures et soutenir les actions citoyennes en faveur de leur sauvegarde.